Le livre que l'historien canadien Éric Jennings a consacré à Une histoire globale de la vanille nous décrit une épice venue d'Amérique centrale dont la mondialisation s'opère tardivement, au milieu du XIXe siècle. Si, à la différence du cacao ou du café, elle ne s'inscrit pas dans l'économie de plantation, elle doit son formidable essor à un jeune esclave, lequel, par un coup de génie, a permis à la France d'en être un temps le premier producteur mondial. Il a été ensuite injustement oublié.