Reconnue coupable de détournements de fonds publics et condamnée, Marine Le Pen est néanmoins autorisée à être candidate à la présidentielle. Mais en choisissant de se pourvoir en cassation pour éviter le port d’un bracelet électronique, la patronne du RN reste à la merci de la justice, qui pourrait dès janvier prochain lui imposer le port de ce bracelet jusqu’à la présidentielle. « C’est l’épée de Damoclès qu’elle a choisie de se mettre sur la tête, en considérant que cela valait la peine, que le jugement serait rendu après la présidentielle », analyse le constitutionnaliste Benjamin Morel, politologue, maître de conférences en droit public à l’université Paris-Panthéon-Assas, qui prévient : « On verra dans quelques mois si Marine Le Pen a gagné ce pari risqué ».