Affaire Lyhanna: «S'il y a eu des défaillances, il faut les sanctionner», estime le président de la Conférence nationale des procureurs généraux

Affaire Lyhanna: «S'il y a eu des défaillances, il faut les sanctionner», estime le président de la Conférence nationale des procureurs généraux
Le drame de la petite Lyhanna continue de bouleverser les Français qui pointent du doigt les magistrats : sept Français sur dix ont aujourd'hui une mauvaise image de la justice, selon un sondage Odoxa. Le « déficit de confiance » est profond, reconnaît Christophe Baret, procureur général près la cour d'appel de Grenoble, président de la Conférence nationale des procureurs généraux, qui appelle à « laisser le temps à l'enquête », diligentée par l'État et dont les résultats sont attendus le 19 juin. « S'il y a eu des défaillances, il faudra les identifier et engager des procédures de sanctions », insiste Christophe Baret, avant d'envisager des « pistes d'amélioration » ainsi qu'un renforcement des moyens alloués à la Justice. « Il y a, en France, trois procureurs pour 100 000 habitants, contre onze en moyenne en Europe » souligne-t-il.